top of page

    Ph.D Géopolitologue et Géostratège,  Auteur,  Chercheur au Cerdotola et à l'Inadep,                                           Professeur à l'Université de  Bandundu 

    ​J’ai donc cherché à connaître et à comprendre l’histoire récente de l’Europe. J’ai remarqué qu’une ligne de démarcation, une fracture, s’est produite entre l’ancien Empire romain qui, comme l’Égypte et la Grèce antiques, réunissait les peuples et les terres voisines d’Afrique, d’Asie et d’Europe actuelle. À l’époque des Anciens (Africains et Asiatiques - Européens compris), la Méditerranée commune était le trait d’union entre tous ces peuples voisins, alors qu’aujourd’hui elle est confisquée au seul profit des Européens...

                                                                                               Prof. Pini-Pini NSASAY

    Le nouveau livre sur le marché que nous propose le Prof. Pini-Pini Nsasay
     

    IMG-20250813-WA0154 (1).jpeg
    Acheter avec PayPal

    Actualité récente 

            Vidéos

    CONGO: les non-dits sur la revision constitutionnelle, qu'en pensent les universitaires?

    SENEGAL: Que fera le PASTEF suite au verdict du conseil constitutionnel?

    Le diagnostic endogène de la crise africaine vu par Simon Kimbangu
                                                     

                                                          Cfr l’ouvrage « L’Afrique en coma ». Munich, Paris, Kinshasa, 2022.

                                                                                                                                     Prof. Pini-Pini Nsasay

    La colonisation est un compréhensible ennemi des Noirs 

    Le diagnostic établi par Simon Kimbangu de la condition déplorable des Noirs au Congo semble différer de celui perçu et compris par les Colonisateurs. Pour eux, c’était clair qu’il condamnait le système colonial. C’est du moins ce que laisse croire le réquisitoire et la condamnation du prophète de Nkamba. Bien avant ce rendu du jugement, toute la région de Thysville et Ngombe-Lutete était placée sous le régime militaire spécial mitigé qui rendait ses
    habitants justiciables du Conseil de guerre.
    Ainsi, lors que SK fut arrêté et acheminé à Thysville ainsi que cent vingt-cinq de ses disciples et compagnons, ils furent jugés par un tribunal militaire non sans avoir porté tout d’abord et tous les jours la “cravate nationale“, c’est-à-dire les chaînes solidement cadenassées au cou, alors qu’ils n’avaient mené aucun acte de rébellion armée 1 . C’est le 15 septembre 1921 qu’ils furent arrêtés, six mois après le début du ministère de Simon Kimbangu. Le procès fut expéditif, soit dix-huit jours seulement. Le verdict du jugement fut rendu à l’audience publique du 3 octobre du Conseil de guerre de Thysville mettant en cause le Ministère Public contre Kimbangu et consorts. L’ordonnance n°89 du 12 août 1921 du Vice-gouverneur Général de la province du Congo-Kasaï, accusait SK et consorts d’avoir porté atteinte à la sûreté de l’État et à la tranquillité publique. Le Ministère Public avait repris ces mêmes motifs dans sa réquisition en ces termes : 


    “Attendu qu’il demeure établi que par ses actes, propos, agissements, écrits, chants et son histoire dictée par lui-même, Simon Kimbangu s’est érigé en rédempteur et sauveur de la race noire en désignant le blanc comme l’ennemi, en l’appelant l’ennemi abominable“ 2 . Le réquisitoire reconnaissait ainsi implicitement que les Noirs n’étaient pas en liberté et qu’il y avait un problème entre les Blancs et les Noirs, duquel émanait les souffrances de ceux-ci ; en tout cas, sans que SK l’ait dit explicitement, c’est le réquisitoire qui désignait les Blancs comme étant les ennemis des Noirs. Il stipulait en outre que Kimbangu faisait croire qu’un nouveau Dieu allait venir, que ce Dieu était plus puissant que l’État lui-même, que ce Dieu était représenté par lui, Kimbangu, Mfumu Simon, Mvuluzi, qu’un temple nouveau, église nationale noire, allait être fondée. Concernant le mouvement de Kimbangu, le tribunal l’avait qualifié de secte cachée sous le voile d’une religion, mais organisée pour porter atteinte à la sûreté de l’État ayant comme but de démolir le régime actuel. Dès lors : “Le Conseil de guerre, vu les articles 76 ter du Code pénal, livre 2 et 101 ter du Code pénal livre 1. Vu les articles 31 et 32 du décret du 3 novembre 1917 sur la justice militaire. Condamnons Simon Kimbangu à la peine de mort. Zola, Matufueni, Lenge, Sumbu Simon…. à vingt ans de servitude pénale. Lumbwenda Johan à cinq ans de servitude pénale et les frais du procès à charge de la colonie… Ainsi jugé et prononcé à l’audience publique du trois octobre où siégeaient MM. De Rossi, juge, Dupuis, Ministère Public,
    Berrewaerts, Greffier“ 3 .

           Articles

    Le Kongo honore son digne fils : le docteur Jean-Jacques Muyembe Tamfum Une consécration historique au sommet de l'État

               Par le Prof. Pini-Pini Nsasay                                                                                               

    L’AFRIQUE UNIE REND UN VIBRANT

                                                  HOMMAGE À LUMUMBA
                                                                                                                                                                         

                                                                                                                                                                                          Par Pini-Pini Nsasay

    Je ne crois pas ce que je vois. J’ai toujours pensé que ce moment historique qui marque la libération de l’Afrique tarderait à venir. Et pourtant il est là, devant mes yeux ; je n’en crois pas ».
    C’est ainsi que s’exprimait le jeune médecin Durotimi du Collectif Mémoire Coloniale » en ce jour de 30 juin 2015. Madame Georgine Anne Dibua Athabol, militante engagée pour la libération du Congo, manquait de voix pour exprimer son émotion immense en jour illustre. Elle criait « Qu’ils
    le veulent ou non le Congo sera libéré et il l’est, voyez ce qui se passe ».
    Il y avait en effet de quoi s’étonner en ce mardi 30 juin 2015 quand on réalisait ce qui se passait devant ses yeux incrédules au lieu-dit « Place Lumumba de Bruxelles », situé derrière l’église Saint-Boniface à Matonge. À 19h précises ce jour-là, au moment solennel où le jeune Soiresse Njall Kalvin, incarnant le Premier Ministre Congolais honteusement assassiné, est monté sur le podium pour lire le discours historique, toute la place s’est arrêtée. Les jeunes assis aux alentours qui étaient occupés à boire de la bière se sont levés, les voitures ont arrêté de circuler,les cloches ont cessé de résonner, les oiseaux eux-êmes se sont tus. L’assistance venue nombreuse est restée accrochée aux lèvres de l’homme du jour pour entendre l’un des discours le plus écoutés au monde depuis des décennies. Le discours historique prononcé par Patrice- Emery Lumumba à Kinshasa jeudi 30 juin 1960, jour qui marqua l’indépendance de notre cher pays. Ce jour-là devant l’assistance que les deux discours précédents avaient endormi, Patrice- Emery Lumumba, du haut de sa belle stature, sans un costume impeccable, ayant une maîtrise extraordinaire, avait livré au monde une leçon de clairvoyance et de sens politique inégalée dans notre pays.

    Ce discours savamment construit se lit comme un poème d’un jeune amoureux à sa bien-aimée, le poème de Lumumba à son Congo chéri. La déclinaison est mélodieuse, déterminée,
    pathétique, rassurante, poétique. C’est une promesse d’une vie meilleure, comme els jeunes amoureux savent le faire. Ainsi telle une femme amoureuse, le Congo entier s’était levé et avait applaudi de deux mains cet homme illustre, l’homme à l’intelligence visible, l’homme à la force de persuasion naturelle à qui il était très difficile de s’opposer objectivement qui que l’on fût, homme ou femme, Blanc ou Noir, roi ou paysan. Pendant que certains se pourfendaient, le peuple congolais glorifiait son chef, son amoureux.

    Allez Ba Léopards, Kongo mobimba etelemi

                                                                           Prof. Pini-Pini Nsasay

    Bandeko, ba Joueurs banso ya Equipe nationale, Bana ya Mboka ya solo, Lelo ezali mokolo na bino, po lelo nde lelo. Moto abangisa moninga te. Bino bo
    lakisi na Mboka nionso pe na Mokili mobimba te bozali mibali, te boyebi kobunda.
    Biso banso tondimi bino. Lelo, bobanga te, boniata mabele ya stade ya Atlanta na nguya ya Kongo mobimba. Atlanta wana ezali epai na biso, ezali mboka Kongo.
    Makila pe mitoki ya bandeko na biso ba oyo bakenda bawumbu na Amerika, bango bato batongi Atlanta. Tango bokokoma wana na stade, bo kanisa bango, bo benga ba oyo nionso bakufa po na lobiko na biso, ezala ba oyo bakufa na Kongo, ezala ba oyo
    bakufa na Poto, ezala ba oyo bakufa na États-Unis.
    Lokola mokonzi ya mboka alobi, lelo kuna na Atlanta, bozo bundela mboka, bozo bundela kimia na mboka, bitumba esuka, kimia ezonga na mboka.
    Ba Léopard oye…oye…oye. Toza na bino.

    Le Kongo honore son digne fils : le docteur Jean-Jacques Muyembe Tamfum

                             Une consécration historique au sommet de l'État

                                                                                                    Par Prof. Pini-Pini Nsasay

    Le samedi 27 juin 2026, à la Cité de l’Union africaine, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a élevé le professeur Jean-Jacques Muyembe Tamfum au grade de Commandeur de l'Ordre national du Léopard, au nom de la République toute entière. Cette distinction suprême vient parachever une longue série de récompenses internationales honorant le célèbre virologue congolais.


    Pour mémoire, en février 2025, l'ambassade de France à Kinshasa l'avait fait chevalier de la Légion d'honneur. Quelques semaines plus tard, le 28 mars 2025, il recevait un doctorat honoris causa de Sorbonne Université. Ce titre académique prestigieux lui avait déjà été octroyé par l’Université Harvard de Boston le 27 mai 2022, ainsi que par d’autres institutions de premier plan à travers le monde, notamment l’Université de Montpellier (France) en 2022 et l’Université d'Anvers (Belgique) en 2019.

    Prof. Jean Jacques Muyembe Tamfum

    Un palmarès scientifique d'envergure mondiale
    Dans son parcours académique et professionnel, le docteur Muyembe a accumulé un nombre impressionnant de prix internationaux prestigieux. Récemment, il s';est vu attribuer le Prix Virchow (2026), une distinction majeure dotée de 500 000 euros. Ce prix s'ajoute à une liste
    d'honneurs exceptionnels :

    Foto 1.jpg
    Mes livres
    IMG-20260509-WA0064
    IMG-20260509-WA0062

    Voici l'introduction du livre "Tribunal de l'Histoire africaine"

    Depuis le début du mois de février 2024, l’actualité politique en Belgique est dominée par la volte-face spectaculaire du Parlement qui refuse la publication des travaux de sa propre commission spéciale sur le passé colonial. Ainsi deux années de travail assidu avec à la clé un document de 700 pages et 128 recommandations sont jetées à la poubelle. Ce que le parlement refuse c’est la mention visant la restitution des objets d’art volés, les excuses à adresser aux populations colonisées pour les exactions et les massacres infligés, le racisme systémique, les discriminations, le rôle de divers acteurs dont l’État, la famille royale, l’Église catholique, les entreprises et les individus, etc. Il craint de devoir indemniser les victimes et préfère maintenir le statu quo suivant la ligne défensive mise en place par le Roi Léopold II lui-même[1].

    Le présent ouvrage est un réquisitoire contre cette attitude qui encense l’impunité et favorise le maintien du régime de domination coloniale. Il est écrit à l’occasion du centenaire de la mort d’Edmond Dene Morel (1924-2024), humaniste du XXème siècle et défenseur du peuple congolais. Hommage lui est rendu de par son propre agir qui fut de joindre à son combat les autres héros de la liberté et de l’humanisme. Les auteurs et acteurs repris dans ce recueil, à travers leurs écrits puissants, ont mis en lumière une des pages parmi les plus sombres de l'histoire humaine récente, à savoir la tragédie africaine. Comme Morel, ils sont, eux aussi, les éternels gardiens de la mémoire parce que leurs écrits maintiennent vivants des faits qui ont assombri et ruiné l'heureuse trajectoire africaine. 

    La trame qui a guidé la rédaction de ce livre est l'ambivalence, l'opposition entre ces deux forces contraires, à savoir la construction d'un côté, le remarquable travail de nos ancêtres et de l'autre côté, la destruction réalisée par des occupants venus de l'étranger, en l'occurrence de l'Asie musulmane (Proche et Moyen Orient) et de l’Asie christianisée (Europe). À ces auteurs, ce livre donne la parole. Leurs prises de position courageuse a permis et permet encore à l’Afrique et ses peuples de rester debout. Car ils les ont défendus et les défendent encore, démontrant ainsi la puissance de l’écrit face aux adversaires même lourdement armés. 

    Dans cet ouvrage tous convoquent l’Europe christianisée à la barre du tribunal de l’histoire. Ils l’obligent à répondre au réquisitoire des victimes de ses massacres et crimes en Afrique ancestrale, plus particulièrement en Afrique centrale, berceau de l’humanité. Leur talent dresse un réquisitoire éloquent au nom de toutes les victimes connues et inconnues. Ces accusations étaient nécessaires sans quoi les crimes inédits qui ont pris des proportions inouïes à partir du XIXe siècle auraient été passés sous silence. En effet, si pendant longtemps, l’exploitation des richesses africaines fut difficile pour l’Europe christianisée, le XIXème siècle lui avait ouvert la porte longtemps fermée. « Il y a là, exultait H.M. Stanley, des richesses énormes qui attendent le chemin de fer destiné à les recueillir. J’en avertis le commerce et suis persuadé que l’avertissement ne sera pas perdu »[2]. C’était une voie toute tracée car le rouleau compresseur n’allait pas tarder à se mettre en place. 

                À partir de 1877, date de la fin de la première traversée par Henri Morton Stanley du territoire africain d’Est à l’Ouest, reliant ainsi l’Océan Indien à l’Océan Atlantique, le malheur de l’hinterland du bassin du Congo, longtemps contenu, allait commencer avec son lot de massacres, de meurtres et de crimes de masse. Dès ce moment, le grand fleuve au cœur de l’Afrique rejoignait le triste sort des fleuves Saint-Laurent, Mississippi, Missouri et Amazone qui, ne présentant aucun obstacle, avaient offert leurs peuples respectifs à la cruauté des Européens christianisés qui n’ont pas tardé à les exterminer. Le fleuve Saint-Laurent en Amérique du Nord comme le fleuve l’Amazone en Amérique du Sud, véritables boulevards commerciaux, avaient permis aux christianisés européens de pénétrer sans difficultés jusqu’au cœur des contrées avec d’énormes prix à payer pour les peuples qui y vivaient depuis fort longtemps. Contrairement à ces fleuves, le Kongo était sauvegardé et avait pu sauvegarder par le même fait ses peuples, grâce à son verrou protecteur, l’obstacle millénaire, cyclopéen, à savoir le bourrelet gigantesque qui constitue le bord de la cuvette centrale[3].

                

    Sur une profondeur d’environ 350 kilomètres, et de part et d’autre, entre Kinshasa et Matadi, l’entrée du fleuve était barricadée, cadenassée, verrouillée par l’infranchissable succession de rapides et de cataractes. A partir de Kinshasa, ses eaux, 43.000 mètres cubes par seconde, se ruent dans une étroite déchirure, un entonnoir, véritable canon profond de 300 mètres empêchant toute navigation commerciale et interdisant toute entrée non désirée constituant ainsi l’invincible obstacle qui a gardé inviolés ses secrets et sauvegardé ses peuples jusqu’à la date fatidique de 1877[4].

    Actualités récentes du professeur Pini-Pini Nsasay

    Organisation du colloque international de Bandundu

    Photo Piva 2.jpg

    Organisation du colloque international de Bandundu
    Colloque pour la sécurité alimentaire et l’innovation technologique de Bandundu et de ses environs Inauguration de l’Institut de la Renaissance de Bandundu-ASBL

    Depuis le mois de février 2026, avec d’autres chercheurs, le professeur Pini-Pini Nsasay
    s’attèle à organiser le colloque international de Bandundu prévu du 25 au 29 novembre 2026.

    Le but de ce colloque est de réunir toutes les forces vives de Bandundu en vued’identifier les problèmes et défis auxquels la ville fait face en vue de leur résolutionperçue à travers la création des emplois et la production, la transformation ainsi que lacommercialisation quantitative et qualitative des aliments.
     

    L’objectif est de créer un cadre qui soit le lieu adéquat de la mise en application des résolutions qui seront prises au colloque. Il s’agira de l’Institut de la Renaissance de Bandundu (IRB) en tant qu’ASBL. Ce objectif va s’articuler en court, moyen et long terme
    soutenu par un budget adéquat. Le premier exercice du projet IRB sera triennal, c’est-à-dire 2026-2029.
    Le déroulement prévu du colloque s’organise en quatre axe :
    AXE 1 : Sécurité alimentaire et mécanismes de microfinance : enjeux, dynamiques et perspectives.
    AXE 2 : Leviers stratégiques pour la transformation structurelle et l’innovation territoriale pour un développement durable.
    AXE 3 : Solutions productives et réponses stratégiques agro-industrielles.
    AXE 4 : Fondements, enjeux et perspectives de l’Institut de la Renaissance de Bandundu (IRB) Chaque axe se décline en différents thèmes ou conférences qui vont se dérouler du 26 au 28 novembre, la clôture du colloque intervenant le 29. La date du 25 est celle de l’arrivée des participants et de la mise en place. Elle connaîtra quelques activités culturelles récréatives à l’intention des participants.
    Aussi, afin d’arriver de façon sereine à la tenue de ce colloque, le comité organisateur a mis en place différentes cellules ou comités :
    - Cellule/Comité scientifique : présidé par le professeur Donat Tampwo
    Okwor’Ndwoy (Université de Bandundu – Uniband), il est chargé d’élaborer l’argumentaire du colloque, de mettre en place le programme du colloque et de structurer les thèmes et leurs animateurs ainsi que les axes du colloque.

                                                                                                                                                                                       Suite article 7

    KEMI SEBA ARRÊTÉ: Sera t-il extradé au BENIN ou jugé en Afrique du sud?

    L'EGLISE CHRETIENNE A PARTICIPE A LA DESTRUCTION DE L'AFRIQUE.

    Kétwil des Bayansi par le Pr Pini-Pini Nsasay

    Les Bayansi constituent une société matrilinéaire, où la descendance et l'héritage se transmettent par la lignée maternelle, ls parlent Yansi (ou Ciyansi), une langue Bantoue. Monsieur l'abbé Evariste Pini-Pini explique le Ketwil aux auditeurs de N'saanda Bamfumu, l'abbé répond à la question: Quel est le regard des églises sur la pratique de Ketwil

    Le nouveau livre sur le marché du Prof : Pini-Pini Nsasay  : TRIBUNAL DE L'HISTOIRE AFRICAINE

    DIFULULUKA DIA KONGO – CAPSULE 1

    Prof. Pini-Pini NSASAY

    Mbote bandeko, bampangi, bana beto, andugu wa penzi. Je suis heureux d’être avec vous en ce moment pour quelques réflexions sur notre pays dans une nouvelle série des capsules que j’intitule DIFULULUKA DIA KONGO en langue Tshiluba. Restez avec moi et vous allez vite savoir de quoi il s’agit.
    Je suis Pini-Pini Nsasay, docteur en sciences politiques, professeur d’universités et chercheur, auteur de nombreux ouvrages et articles scientifiques.

     

    Mais avant de commencer, permettez-moi de rendre un hommage mérité à un frère, un ami, qui vient de nous quitter. Il s’agit de Roland Lumumba Okito. J’ai connu Roland en 2022 à l’occasion du Colloque international de Kinshasa sur nos biens culturels spoliés et volés. À cette occasion nous avons eu des échanges très fructueux qui se sont poursuivis par la suite. Roland m’avait donné son numéro personnel pour que je puisse le joindre à n’importe quel moment. Et s’il arrivait qu’il ne pouvait pas décrocher, il me rappelait tout de suite après. Une fois, il m’avait reçu chez lui en compagnie du professeur Bilolo Mubabinge. Cela avait été un moment plein d’émotion pourmoi car je voyais pour la première fois la maison de leur papa, notre papa à tous désormais, cette maison qui fait partie de notre histoire. Lorsque les bandits avaient vandalisé le mausolée de notre héros national, je lui avais téléphoné tout de suite pour en savoir plus. Il avait confirmé les faits, mais m’avait rassuré que la dépouille n’avait pas été touchée et qu’elle était en lieu sûr.

    >> ARTICLES

    La notion du jugement dernier ou jugement d'Osiris en droit Bayansi. Quand la tradition fait comparaître le défunt en sa présence

    Prof. Pini-Pini Nsasay

    07 Décembre 2025 | 10h

    RDC / Bandundu

    Globalisation et désenclavement de l’Afrique Diagnostic exogène de la crise africaine

    Ketwil chez les Yansi:  Expliqué par le Prof. Pini-Pini NSASAY

    Kétwil des Bayansi, 1 ère leçon

    Chers internautes, je vous salue de tout cœur. Je suis le professeur Pini-Pini Nsasay, docteur en Sciences politiques, professeur aux universités de Bandundu et de Kikwit au Kongo (Kinshasa – RDC), et chercheur au Cerdotola/Yaoundé ainsi qu’à l’Inadep/Kinshasa. J’ai ainsi plusieurs domaines de recherche parmi lesquels la civilisation Bayansi qui est l’objet de la présente leçon.
    À ce sujet certains parmi vous ont déjà entendu parlé de Kétwil. Au Kongo, cette réalité du peuple Bayansi est diversement appréciée. Elle est même fortement combattue particulièrement au sein des Églises de réveil généralement opposées à nos valeurs ancestrales qu’elles accusent d’être des éléments de la sorcellerie païenne.
    Pourtant Kétwil des Bayansi résulte des profondes études ancestrales basées sur l’observation assidue de la nature. Nos ancêtres Bayansi ont observé et compris le rôle primordial de la femme dans la procréation qui est l’élément essentiel de la pérennisation de toute société. Ils ont résolu de réguler cela dans le code civil de leur société.
    En effet, contrairement à ce que beaucoup d’auteurs Bayansi et étrangers ont écrit, Kétwil n’est pas un mariage. Il est plutôt un ensemble des lois régissant, régulant le mariage chez les Bayansi. C’est pour cela qu’on est « okiay’kétwil – femme kétwil » ou bien « nga’étwil – bénéficiaire de Kétwil ».
    Kétwil est ainsi un système matrimonial puissant qui a fait ses preuves. Par exemple, le dictateur du Zaïre, Mobutu, était parvenu à subjuguer tous les peuples, toutes les tribus du Kongo avec sa fameuse animation culturelle, sauf les Bayansi grâce au Kétwil. Peu de femmes Bayansi ont fait partie des groupes d’animation à Kinshasa, à Bandundu ou à Kikwit. La société Bayansi n’a jamais connu le phénomène si répandu des femmes publiques, bandumba. Les familles Bayansi du régime Kétwil sont très équilibrées. Il s’y rencontre peu ou pas du tout des divorces.
    Mais qu’est-ce que le Kétwil ? Comment est-il mis en pratique ?

    >> LIVRES

    Le nouveau livre sur le marché du Prof : Pini-Pini Nsasay  : TRIBUNAL DE L'HISTOIRE AFRICAINE

    Tribunal de l'histoire Africaine est déjà là !

    Conférence  Abidjan / Côte d'Ivoire
    Thème : Le "ké" ou L'omniprésence de l'atome (Dieu) au Quotidien 
                                             Prof. Pini-Pini NSASAY à l'honneur 

    Tout d’abord je tiens à remercier le Prince Kum’a Ndumbe III, mon mentor, qui a
    bien voulu non seulement me recommander auprès du Docteur Ake Dieudonné, mais m’a même laissé sa place. Car au départ c’est lui qui 
    était invité et non pas moi.
    Ce geste qui m’a permis de participer à la grande conférence du Temple du Savoir à Abidjan du 15 au 17 août 2025 symbolise l’estime dont je jouis auprès de ce grand homme, lequel a permis ma résurrection et mon insertion dans le monde académique. Qu’il soit donc remercié et glorifié pour ce sens élevé d’amitié et d’humanité vraie.
    Je remercie également le docteur Ake, son épouse, toute sa famille pour le chaleureux accueil qu’ils m’ont réservé sur cette belle terre hospitalière d’Abidjan/Côte d’Ivoire.

    Je n’oublie pas évidemment la dynamique équipe qui les entoure au quotidien.
    1. Je suis parti de Bruxelles le 14 août dans la soirée pour arriver à Abidjan le 15 août matin après une escale de plusieurs heures à Casablanca. L’accueil à Abidjan était de plus cordial car c’est un comité de six personnes qui m’attendait à l’aéroport et qui m’a conduit au prestigieux hôtel Ivotel du Plateau. J’y ai rencontré immédiatement le professeur Kakpo Mahougnon, de l’Université d’Abomey-Calavi de Cotonou/Bénin, spécialiste du « Fâ », ancien ministre, homme remarquable et d’une grande simplicité...

     

    Mes  livres

    Prof. Pini-Pini NSASAY

    .jpeg
    Le rôle du diagnostic (1)
    Radio Tomisa
    L'Afrique en coma
    La Mission civilisatrice
    La rennaissance africaine
    Croisades 1
    L'Afrique est en danger

    L’hérésie d’être noir

    Tribunal de l’Histoire africaine
                             Tome 2

    Prof.Pini-Pini NSASAY

    INTRODUCTION GÉNÉRALE

    Depuis de nombreuses années, divers lanceurs d’alerte, chercheurs, bailleurs publics et privés, leaders politiques et d’opinion, écrivains de renommée et militants engagés, organisations internationales, sont au chevet de l’Afrique et de son peuple menacés d’extermination. En effet, si certaines avancées sont perceptibles, d’une façon générale, la situation ne semble guère évoluer. L’Afrique dépérit à vue d’œil. 

    À titre d’exemple, nul n’est besoin de grandes études pour constater que l’espérance de vie dans la mégapole congolaise, Kinshasa, s’amenuise de jour en jour. Il ne serait pas exagéré de la situer autour de 40-50 ans peut-être. La fréquence exagérée de la mort précoce l’a banalisée au point que les cimetièrestoujours plus nombreux sont devenus des lieux de négoce comme d’autres. Partout à travers le pays, la jeunesse désespérée s’est retournée contre elle-même et se livre une guerre impitoyable.

    Dans ses rangs, les assassinats publics sont quotidiens. À tous les points de vue, ce pays, dont le peuple est pourtant dynamique, semble à l’arrêt. Le régime politique demeure léopoldien, celui de l’État considéré comme bien de ses agents contre le peuple prostré et soumis. Chacun qui a une parcelle d’autorité, y compris le convoyeur des taxis-bus et surtout les policiers ou militaires commis à la sécurité de la population, la piétine à souhait.
    L’humanisme ancestral est pour eux un mot vain, totalement insensé. Le cas du Congo de 2024 est loin d’être unique en Afrique.
    Alors qu’est-ce qui coince ? Quel serait ce verrou si difficile à faire sauter pour libérer réellement l’Afrique et permettre à son peuple de respirer et de vivre normalement ? Les analyses effectuées seraient-elles pertinentes, objectives ? N’y-aurait-il pas une donnée
    importante qu’elles ne prennent pas en compte ? Quelle pourrait-elle être ? Tel est l’objet de cet ouvrage. Il s’agit de renforcer les analyses, de les pousser encore plus loin, pour déceler l’élément pertinent qui n’y apparaît pas chez les différents acteurs et auteurs répertoriés dans mon précédent livre « L’Afrique en coma ».
    Pour répondre à ces questions, suivant mon hypothèse propre, je me suis tourné vers l’Europe terroriste ( esclavagiste et colonialiste), celle qui a attaqué l’Afrique des peuples depuis le XV ème siècle et qui l’a remodelée depuis. Ce lien, non encore relevé, m’a paru
    évident. Pour ce faire, j’ai cherché à savoir ce qui s’est passé en Europe, au sein de cette chrétienté, avant son arrivée fulgurante en Afrique, qui a engendré tant d’événements inédits, lesquels ont bouleversé d’une façon absolue la vie des peuples de ce continent. J’ai cherché à comprendre ce qui s’est passé chez elle pour que son arrivée en Afrique, qui aurait pu se situer dans le cycle normal d’échanges entre les peuples, ait provoqué, tel un horrible bouleversement socio-politique, une si grave crise existentielle hypothéquant la poursuite sereine de la vie de ces peuples ?

    La Mission civilisatrice.jpg

    CormoraHow the West has 'civilized' the Congo according to Evariste Pini-Pini.
    Or: how the past burdens and feeds the future
    Comment l'Occident a “civilisé” le Congo selon Evariste Pini-Pini.
    Ou: comment le passé grève et nourrit le futur
    Hoe het Westen Congo heeft ‘beschaafd’ volgens Evariste Pini-Pini.
    Of: hoe het verleden de toekomst belast en voedt
    La mission civilisatrice au Congo. Réduire des espaces de vie en prison
    et en enfer
    Evariste Pini-Pini Nsasay
    Editions AfricAvenir/Exchange & Dialogue, Douala-Berlin-Wien, 2013nt Garamond is a classic font with a modern twist. It's easy to read on screens of every shape and size, and perfect for long blocks of text.

    The first book by Evariste (Kentey) Pini-Pini (°1955, Congo DRC) deals with the nature and the effects of the European domination in the Kongo Kingdom dating back to the end of the 15th century (“Kongo-Dyna-Nza”), the second wave of colonisation in the 19th and 20th centuries in the larger Congo territory (“Congo-prison”) and the post(neo)colonial period until the present day (“Congo-enfer”). The author gives special attention to the resistance of the Congolese people to this domination and he makes a strong plea for a “renouveau” of the “Nsi Kongo, espace de vie et de liberté”. Pini-Pini touches on a huge number of topics and evokes just as many questions about the past, present and future of the DRC Congo; about the clash and the possibility of reconcilia-
    tion between the fundamental characteristics of 'the West' and 'Africa'; about the specific role of religious actors within that relation; about the position of African immigrants in our Western/ Belgian society. The book, along with the work of a large part of the Congolese intelligentsia, does apparently not get the attention it should in Dutch-speaking Belgium. And while objections can be raised to the book, it deserves to be read and reviewed in order to stimulate the dialogue with authors such as Pini-Pini. Thus it may pave the way to the much broader dialogue, strongly asked for and desired, between ‘the West' and 'Black Africa' or, in a larger sense still, the 'Monde Noir'.
    Key words: Congo DRC, Kongo, colonialism, resistance, tradition, dialogue

    Tribunal de l'histoire Africaine est déjà là !

    À suivre !

    Événements
    bottom of page